Sazae, petit hameau du village d’Hiyashi, dans la province de Kyôto. Huit habitants, dont Setsu-san et Keisan, mes hôtes pour cinq jours. Chez eux, je vais faire du wwoofing. Le wwoofing, késako ? Explications. De l’huile de coude contre le gîte et le couvert, du travail contre des sourires, du partage, des moments inoubliables. Voilà ce qu’est le wwoofing. Travailler dans une ferme biologique, et être héberger en retour. Tout cela gratuitement, pour le wwoofeur comme pour ses hôtes. (Voir encadré). A la descente du bus, Keisan m’accueille avec un large sourire. A tout juste 60 ans, cet ancien salaryman arbore un crâne chauve, une peau tannée par le travail dans les champs. Dynamique, voir hyperactif, il en attend autant de ses wwoofeurs. Au bout de la petite route qui traverse le village, Keisan arrête sa petite camionnette bleue nuit devant une ferme, sa ferme. Du bois à l’extérieur comme à l’intérieur, des tatamis au sol et des portes coulissantes, une petite grange accolée à la maison où sont entassés outils et machines, un poulailler à quelques mètres. Tout autour, la forêt, la montagne. Le calme. Le silence, accompagné par l’eau de la rivière qui coule, et quelques […]
Après un dernier couac chinois au port de Tianjin, je retrouve le Yangjing, le bateau qui m’a emmené ici même quelques semaines auparavant (Voir ici : Chine à tribord, en avant toute ! ). Cette fois, il me ramène au Japon, et je suis impatiente de retrouver ce pays qui m’a tant plu. Trois jours de dodos et de bavardages avec mes compagnons de chambrée plus tard, j’aperçois enfin le port de Kobe. A la douane, les contrôles s’éternisent. Devant moi, un couple australo japonais, de retour après un an et demi de tour du monde, doit vider tous ses sacs, poches par poches. Je m’inquiète : mon sac, chaque jour un peu plus chargé de souvenirs, est organisé, prêt à craquer, un vrai Tétris… C’est à moi… « De quel pays venez vous ? » « De France …». « Merci, bon séjour au Japon ». Pas de fouille, je file, sans demander mon reste, sous le regard du couple, dépité. A peine ai-je posé le pied sur le sol japonais qu’un large sourire barre mon visage. Les sourires et la gentillesse des uns et des autres me réchauffent le cœur. Je connais la gare de Kobe, je connais le chemin, je me sens à l’aise. Gare de Shin-Kobe, Nozomi super-express pour Kyotô. Une demi-heure plus tard, m’y voilà. […]
Utiliser les transports communs, prendre un train, c’est bien souvent l’occasion de découvrir, en accéléré, un tableau coloré et réaliste du pays visité. C’est vrai aussi en Chine. Nous avons pu le voir lors de notre voyage Pékin-Tianjin en train. Attention, pas le train des touristes, tout confort. Le train local, celui que la guichetière vous dit qu’il n’existe pas. En fait si, mais pas pour les touristes. D’abord, donc, négocier ferme avec la guichetière pour prendre ce train là et pas un autre, moins cher, qui part de la gare où vous êtes, justement. Parce que vous êtes bien content déjà de l’avoir trouvé cette gare. Parmi la dizaine que compte Pékin. Aimable, la dame précise qu’il n’y a pas de climatisation, et que ce n’est pas placé. Trouver le bon quai, là ça va encore. Ensuite, le bon wagon. Oui, celui là, déjà bondé, où les gens sont debouts dans l’allée. Nous rentrons en force, posons nos sacs dans un coin, entassés avec ceux d’un groupe de jeunes chinois, et attendons le départ. Espérons le départ. Là, maintenant, avant que d’autres personnes rentrent dans le wagon. Ca pousse, ça crie, ça se fait hurler dessus par un agent, ça bouscule. Ca dégouline de sueur. Ca […]
A notre première rencontre, ça n’a pas vraiment été le coup de foudre. Alors je compte beaucoup sur notre deuxième rendez-vous. Pékin, je n’ai pas du tout aimé la première fois. Peut être parce que ce fut le théâtre de nos derniers moments avec Delphine. Peut être parce que j’étais trop impatiente d’aller en Mongolie. Après le Japon, la courtoisie de ses habitants et le propreté des ses villes, Pékin ne faisait pas le poids. Sale, bruyant, mal élevé. Le contraste était trop grand pour que je puisse savourer cette nouvelle ville. Après trois semaines en Mongolie, je retrouve Pékin. Cette fois, avec Erwan, qui lui aussi n’avait pas trop apprécié son premier contact avec la capitale chinoise. Emplis d’espoir, nous arrivons donc à Pékin, mercredi 29 juillet, après deux jours de voyage depuis la Mongolie. Il est 4 h du matin, le bus vient de nous déposer. Où ? Bonne question… Erwan, patient, et bien meilleur en orientation que moi (encore plus quand je suis fatiguée et que les 20 Kg de mon sac à dos me cisaillent les épaules…), nous mène à bon port, et après une heure de marche, nous pouvons nous reposer… sur les canapés de notre guest house. Première visite, en douceur, après une […]
Sortir d’un pays, c’est, en général, assez rapide : les douaniers sont trop pressés de vous voir quitter leur territoire. Hop hop hop, vous et vos microbes potentiels, allez donc voir ailleurs, merci, ouf ! Y rentrer, c’est plus compliqué. Plus long aussi… Au port de Tianjin, Chine, ils ont pris la température de chaque passager trois fois. Une fois sur le bateau, grâce à une caméra thermique, une fois à terre, avec thermomètre dans l’oreille, enfin une dernière fois avec caméra thermique, circulez, merci ! Erlian, frontière sino-mongole, le douanier me regarde à peine, tamponne mon passeport, au suivant ! Au retour, alors que les Chinois filent devant son bureau, une jeune femme nous arrête, Erwan et moi. Comme d’habitude, formulaire sur la grippe à H1N1 à remplir, non non non, pas de symptômes de la grippe, c’est juré. Je viens de renifler ? Non, vous avez du mal entendre… Prise de température, cette fois sur le front. Deux fois. Pas de température, ouf. Dans la file d’attente, un policier me demande mon passeport. Celui d’Erwan. Et des trois Israéliens que nous avons rencontré. Ca commence mal. Au guichet, l’officier regarde longuement mon passeport, et appelle un de ses […]
Tant de magnifiques choses vues, de délicieux moments passés, et l’envie de tout partager… Voici encore quelques photos de la Mongolie et de ses habitants. Défilé de tenues traditionnelles. La deel, l’habit traditionnel mongol, encore très courant de nos jours à Ulanbaataar, et davantage encore dans la steppe. La place Shükbaatar, au centre d’Ulaanbaatar. Elle abrite le Parlement du pays et une immense statut de Damdiny Shükbaatar, le "héros de la révolution" qui proclama en 1921 l'indépendance de la Mongolie. Le monastère Gandantegchenling. Havre de paix noyé dans un bidonville, loin du bruit de la circulation. Ce temple est l’un des plus importants du pays. Dans le temple principal, petite enceinte surchargée d’offrandes et de tissus colorés tombant du plafond, les fidèles circulent librement parmi les moines. Les yeux mi-clos, ils récitent leur sutra. Une litanie interrompue à intervalles réguliers par un moine qui fait résonner deux cymbales. Tout autour du temple, des dizaines de moulins à prières, que les fidèles font tourner un à un. Puis se dresse devant nous, immense, blanc, le temple Vajradhara. Il abrite un bouddha debout doré, haut de 26 mètres. Tout les […]
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Mes petits tours…
Ce sont mes petits tours du monde…
Mon petit tour d’Amérique du Sud… le Chili, la Bolivie, le Pérou, le Brésil et l’Argentine…
Mon petit tour d’Asie… tour du Japon, de la Chine et de la Mongolie…
Les petits tours d'une journaliste aux yeux et aux oreilles grands ouverts...
Découvrir le monde, ses peuples, ses trésors... Et vous le raconter...
28 ans, journaliste reporter d'images, des fourmis dans les jambes et une envie ancrée au corps et au coeur de voir le monde, et de le raconter. Voilà pour les présentations !
Pour le reste, rendez-vous au gré de mes articles, photos et vidéos